Assistance sociale
Les victimes de la torture peuvent avoir besoin d’une assistance de nature sociale, et de mesures de protection urgentes. Les personnes qui ont subi la torture ou qui courent le risque d’en être victimes n’ont souvent d’autre choix que de quitter un pays dans lequel elles encourent de graves danger, et font face à des problèmes sociaux tels que la perte de leur emploi, l’arrestation, la détention arbitraire et, parfois, la confiscation de tous leurs biens. La situation se révèle encore plus dramatique lorsque la victime fait vivre une famille. Dans ce genre de situations, ou si un départ en exil s’avère nécessaire, l’OMCT peut accorder son aide pour une période limitée, afin de permettre à la victime de surmonter ses difficultés les plus urgentes.
Parmi les diverses formes d’assistance sociale offertes par l’OMCT, il faut citer:
- La prise en charge des frais d’évacuation de la victime vers un pays hôte, en tant que mesure de protection, ou pour permettre le regroupement familial.
- Mesure de protection : par cette intervention, l’OMCT doit aider la victime à quitter, sans délai, un pays où elle court de sérieux danger.
- Regroupement familial : cette action de l’OMCT intervient dans le cadre d’une procédure d’asile politique. Elle concerne uniquement les membres de la famille d’un réfugié politique qui sont des victimes directes ou indirectes de la torture.
- La prise en charge des frais de subsistance dans le pays d’origine de la victime, ou dans un pays hôte où elle a trouvé un refuge temporaire. Ce genre d’interventions est, par définition, ponctuel, et doit permettre d’aider la victime ou sa famille à faire face à des difficultés sociales insolubles, dues à l’exil ou à la perte de tous ses biens. En cas de détention arbitraire, dans des conditions qui mettent en danger l’intégrité physique ou psychique de la victime, le versement de cette aide permet aussi d’assurer une certaine surveillance : la victime n’est plus totalement isolée du monde extérieur, grâce aux visites de sa famille, qui vient régulièrement lui apporter de la nourriture.
- La prise en charge des coûts de rapatriement des victimes vers leur pays d’origine.
- La prise en charge du coût des diverses actions de communication urgentes, nécessaires pour offrir une assistance directe aux victimes.