Rendez-vous international incontournable, le Festival propose une sélection de films et de débats qui interrogent les frontières géographiques, politiques et artistiques, ainsi que des lectures, de la bande dessinée, du stand-up, de la photographie, du théâtre, et des séances pour le jeune public.
«Ce Festival ne sera jamais celui des réponses toutes faites, mais il se veut celui qui pose les bonnes questions. Pendant dix jours, notre défi sera de redonner du sens aux mots engagement, vérité, liberté, justice, désir. Appropriez-vous ce Festival, explorez-le, vivez-le : il est à vous ! », déclare Isabelle Gattiker, directrice du FIFDH.
Alain Berset, président de la Confédération suisse, et le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein ouvriront une édition qui célèbre le 70e anni- versaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. L’événement sera clôturé par l’artiste Ai Weiwei, qui avec la projection de son film Human Flow, lancera un appel pour une action immédiate face à la tragédie des migrants, aux côtés du Haut Commissaire de l’ONU pour les réfugiés Filippo Grandi et en présence de la présidente de MSF, Joanne Liu.
L’artiste à l’honneur est le dessinateur Guy Delisle, qui termine une résidence artistique à Genève. Parmi les 280 personnalités attendues, les comédien.ne.s Vanessa Redgrave, Gaël García Bernal, Leila Alaouf et Aïssa Maïga, les militantes Caroline de Haas et Marai Larasi, les écrivaines Chimamanda Ngozi Adichie et Aslı Erdogan, l’homme politique Benoît Hamon, le poète synesthète Daniel Tammet, la journaliste Anabel Her- nandez, l’essayiste Evgeny Morozov, le photographe Moises Saman, les cinéastes Sharmeen Obaid-Chinoy et Lav Diaz, aux côtés des cinéastes suisses Barbet Schroe- der, Anne-Frédérique Widmann, Germinal Roaux, Fernand Melgar et Sabine Gisiger.
Abigail Disney et Aïssa Maïga, présidentes des jurys Documentaires de création et Fictions
Le Forum du FIDFH poursuit son exploration des mouvements profonds qui redessinent les contours des droits humains dans le monde. Il en fera, dès l’ouverture, un état avec un mes- sage du Haut-Commissaire aux droits de l’homme Zeid Ra’Ad Al Hussein. En film d’ou- verture, Freedom For The Wolf de Rupert Russell plonge dans les nouvelles formes de résistances qui émergent alors que la démocratie et les libertés fondamentales sont mena- cées par une recrudescence de l’autoritarisme. Il célébrera aussi l’action des défenseur.e.s des droits humains, de plus en plus souvent entravée par une répression systématique : un.e activiste environnemental.e est assassiné.e tous les deux jours dans le monde; en Turquie, trois journalistes viennent d’être condamnés à la prison à vie.
De nouvelles manières de rendre justice seront explorées, notamment à travers la compé- tence universelle qui offre un espoir aux victimes du franquisme, malgré une loi d’amnistie en Espagne. Ce débat suivra la projection de The Silence of Others de Almudena Car- racedo et Robert Bahar. L’impunité qui règne au Mexique sera dénoncée, notamment avec un appel de l’acteur Gael García Bernal. Toujours en Amérique latine, la terreur de gauche instaurée par Nicolás Maduro au Venezuela sera débattue, en présence notamment de Luisa Ortega Diaz, Procureure générale poussée à l’exil. Le Forum se penchera aussi sur la Libye, où le viol comme arme de guerre, également contre les hommes, est pratiqué à large échelle : Cécile Allegra présentera en première mondiale Libye - Anatomie d’un crime.
Le réchauffement climatique et les flux migratoires nous contraignent à repenser notre vision du monde et notre action. Les personnes déplacées par les catastrophes natu- relles ne sont pas reconnues par le droit international et il est urgent d’agir. Un cri d’alarme amplifié par l’Ambassadrice de Fidji à Genève et cheffe des négociations de la COP23, le président bangladeshi du Global Military Advisory Council On Climate Change et la Di- rectrice adjointe de l'OIM. La crise migratoire a profondément transformé l’Europe, jusqu’à diviser nos sociétés. Faut-il repenser nos logiques d’accueil ?
Les technologies permettent la libération de la parole, comme dans le cas du mouvement #MeToo qui fera l’objet d’une soirée avec les militantes Caroline de Haas et Marai Larasi. Mais elles peuvent aussi, par la manipulation, la vider de son sens. De l’intelligence artifi- cielle aux réseaux sociaux, en passant par le développement d’armes létales autonomes, le rôle et l’influence du big tech sur la démocratie, les droits humains ou le futur des conflits seront aussi attentivement examinés par des experts de renommée internationale comme Stephen Goose - fondateur de la campagne «Stop Killer Robots» -, l’essayiste Evgeny Morozov - critique de l’évolution de la Silicon Valley - et Lorna Mc Gregor, fondatrice d’un centre de recherche universitaire sur les technologies et les droits humains.
Nous réfléchirons aussi aux identités de genre avec une soirée consacrée au combat des personnes intersexes, en présence de la mannequin Hanne Gaby Odiele et de l’athlète olym- pique Dutee Chand.
Enfin, le Forum reviendra sur ce qui est encore considéré comme une utopie, l’avènement d’un revenu de base inconditionnel, familier pour les Suisses. Benoît Hamon sera sur scène aux côtés de Guy Standing, l’un des théoriciens historiques du concept.
La cinéaste, philanthrope et activiste Abigail Disney préside le jury «Documentaires de création» aux côtés de Marie-Pierre Gracedieu, éditrice chez Gallimard, Sharmeen Obaid-Chinoy, journaliste et cinéaste pakistanaise qui a remporté deux Oscars, de la ci- néaste Teresa Villaverde et du photographe Christian Lutz. Ils et elles décerneront le Grand Prix de Genève, offert par la Ville et le Canton de Genève (10'000 CHF) et le Prix Sergio Vieira de Mello (5'000 CHF), offert par la Fondation Barbara Hendricks.
Le Jury « Compétition Fictions » est présidé par la comédienne Aïssa Maïga, qui a joué pour
les plus grands cinéastes internationaux, entourée de Omar Hamilton, auteur du roman sur
la révolution égyptienne La Ville gagne toujours qui paraît en français au Festival, du cinéaste
sud-africain Khalo Matabane et de l’avocat Philippe Cottier. Ils et elles remettront le
Grand Prix Fiction, offert par la Fondation Barbour (10'000 CHF). Les trophées du Festival
ont été réalisés par le designer Clément Brazille, alumni de la HEAD.
Vanessa Redgrave, Fatih
Akin, Nabil Ayouch, Diego
Lerman, Lav Diaz :
Le meilleur du cinéma in-
ternational consacré aux
droits humains
Le FIFDH met notamment à l’affiche des films documentaires et de fiction primés dans les plus grands festivals internationaux, comme Cannes (In the Fade de Fatih Akin, Prix de la meilleure interprétation féminine pour Diane Kruger), la Mostra de Venise pour Les Versets de l’oubli de Alireza Khatami, Sundance pour A Woman Captured de Bernadett Tuza-Rit- ter, et le Festival d’Amsterdam (IDFA) pour The Distant Barking of Dogs de Simon Lereng Wilmont, The Deminer de Hogir Hirori et Shinwar Kamal The Other Side of Everything de Mila Turajlic, qui explore le passé de la Serbie.
Évènement exceptionnel: la comédienne Vanessa Redgrave présentera son premier film en tant que réalisatrice, Sea Sorrow, montré en sélection officielle lors du dernier Festival de Cannes. Au programme également les très attendus City of Ghosts de Matthew Hei- neman, Razzia de Nabil Ayouch, Notre Enfant de Diego Lerman, et la comédie grinçante La Mort de Staline d’Armando Iannucci, avec Steve Buscemi, interdite en Russie.
Le FIFDH propose également des découvertes cinématographiques d’auteur.e.s engagé.e.s, comme I Am Truly a Drop of Sun on Earth de la cinéaste d’origine géorgienne Elene Naveriani, Black Cop de Cory Bowles, et Matar a Jesús de Laura Mora, qui retrace avec une force inouïe la spirale de la violence en Colombie. Le FIFDH co-organise une Talking HEADS / Rencontre avec le cinéaste philippin Lav Diaz, ainsi qu’une importante rétrospective de son travail, avec la HEAD-Genève.
Parmi les premières mondiales : Guerre de l’info : Au cœur de la machine russe de Paul Moreira, traite des nouvelles armes de propagande de la Russie et ses réseaux d’influence.
L’écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie sera au FIFDH autour de son livre-phénomène Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe, traduit en 43 lan- gues. Le livre sera lu par des femmes dans leur langue maternelle, soit 15 langues en tout. Chimamanda Ngozi Adichie traduira et lira l’un des chapitres dans sa propre langue mater- nelle, l’igbo. Organisé avec les éditions Gallimard, l’événement sera mis en scène par Nalini Menamkat, et suivi d’une rencontre avec l’auteure.
Pour célébrer les 70 ans de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, cette édition marque également une étape importante du Human Rights Film Tour, que le FIFDH orga- nise avec le Département fédéral des affaires étrangères et le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (OHCHR), dans 45 pays.
Le FIFDH s’associera également avec le OHCHR pour une campagne en ligne en faveur des droits humains : #standup4humanrights
Outre son incontournable programme pédagogique qui touche 3000 élèves du Canton, le Festival propose pour la première fois une séance réservée aux enfants accompagnés de leurs parents: À l’école des philosophes de Fernand Melgar, suivie d’une discussion entre le cinéaste et le poète Daniel Tammet, connu pour avoir récité les 22’500 premières décimales de Pi.
Le Festival propose également aux adolescent.e.s Crash Test Aglaé de Eric Gravel, ainsi que Parvana, une enfance en Afghanistan (Breadwinner), un film d’animation produit par Angelina Jolie et nommé aux Oscars 2018. Enfin, la Maison de la créativité de Conches propose des jeux coopératifs pour les enfants jusqu’à 6 ans.
Le Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH), créé en 2003 à Genève, est l’événement international le plus important dédié au cinéma et aux droits hu- mains. Depuis 2017, il est constitué en Fondation, présidée par Bruno Giussani, aux côtés de Marie Heuzé, Antonella Notari Vischer, Aude Py, Yves Daccord, Jacques de Saussure et Cyril Troyanov.
Le FIFDH est basé sur un concept unique: présenter des grands films de cinéma suivis de débats internationaux, publics et diffusés sur internet, qui traitent librement de tous les sujets pendant la session de mars du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
CONTACTS
Pierre-Yves Walder
Responsable développement médias py.walder@fifdh.org +41 78 836 72 39
Luisa Ballin
Responsable medias
l.ballin@fifdh.org
+41 79 649 71 45
fifdh.org
twitter.com/fifdh
festival_fifdh
Avec un budget stable de 1.8 millions de francs, il peut s’appuyer cette année sur 155 partenaires, dont de nouveaux partenaires importants: le Parlement Européen, la Fondation pour Genève, les éditions Gallimard, le Musée de l'Elysée, la Fondation Sesam et l’École Su- périeure de bande dessinée et d'illustration de Genève. Ses partenaires media sont la RTS, Le Temps, TV5MONDE, ARTE, Courrier International, le Huffington Post et Euronews.
En 2018, le Festival s'étend dans 57 lieux, soit 14 lieux supplémentaires, répartis à travers la Suisse romande et le Grand Genève: théâtres, universités, musées, écoles, maisons de quartier, mais aussi prisons, hôpitaux et centres d’hébergements collectifs de personnes mi- grantes.
Le FIFDH est organisé avec le soutien d’Amnesty International, l’OMCT, la FIDH, l’ISHR et MSF, ainsi que de l’Université de Genève, The Graduate Institute, la HEAD, l’ECAL et la Cinémathèque suisse. Il est soutenu par la Ville de Genève, le Département fédéral des af- faires étrangères, l’Organisation internationale de la Francophonie, 25 communes du Grand Genève et l’Association des communes genevoises, la Loterie romande, les fondations Bar- bour, Meyrinoise du Casino, Philanthropia, Pictet, ainsi que l’Hospice général, le Bureau de l’intégration des étrangers du Canton de Genève, plusieurs fondations privées et de géné- reux mécènes.
Programme détaillé et billetterie : www.fifdh.org Bande annonce de l’édition 2018 à visionner ici
| Tweet |
Anglais
Français