INVITATION - L'OBSERVATOIRE
L'obstination du témoignage :
Les défenseurs
plus que jamais menacés
Présentation du rapport annuel 2011 de l’Observatoire à Kinshasa, RDC
A l'occasion de la publication du Rapport annuel 2011, les partenaires nationaux de l'Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l'Homme organisent une conférence de presse à Kinshasa, République démocratique du Congo.
Cet événement sera l'occasion de présenter, entre autres, les difficultés rencontrées par les défenseurs des droits de l'Homme en RDC, qui sont à même de s’accroître en plein contexte électoral. En effet, les assassinats de plusieurs défenseurs en 2010 ont créé une onde de choc au sein de la communauté de défense des droits de l’Homme et démontré une fois de plus le climat de grande insécurité dans lequel ils opèrent. Les femmes défenseures qui dénoncent les violences sexuelles, les défenseurs qui luttent contre l’impunité des crimes internationaux, qui dénoncent les mauvaises conditions de travail des femmes ou qui travaillent sur des questions liées à la gestion des ressources naturelles ont notamment continué d’être particulièrement exposés. De même, ce sera l'occasion de faire le point sur les propositions discutées avec le Gouvernement concernant la protection des défenseurs congolais, comme la Loi sur les défenseurs, retoquée dernièrement par le Parlement.
Conférence de presse à Kinshasa
Jeudi 24 novembre 2011 de 13H00 à 14h00
372 Colonel modjiba
Concession immotex ex- Utexafrica, bâtiment 9B, C/Ngaliema
Référence: Tigo en diagonale de la société Land Rover
En présence de :
· Jean-Claude Katende, président national de l’Association africaine de défense des droits de l’Homme (ASADHO) - Présentation du rapport annuel 2011 et de la situation des défenseurs en Afrique
· Sylvain Lumu Mbaya, secrétaire exécutif de la Ligue des électeurs - Situation des défenseurs en RDC
· Junior Safari, secrétaire exécutif du Groupe Lotus - Projet de loi sur la protection des défenseurs
· Julie Zenga, Ligue des électeurs - Situation des femmes défenseures en RDC (tbc)
Et avec la présence symbolique de Ales Bialiatski, président du Centre des droits de l'Homme “Viasna” (Bélarus) et vice-président de la FIDH, détenu arbitrairement depuis le 4 août 2011.
Contacts presse :
- A Kinshasa : Jean-Claude Katende : :+243 811 729 908, + 243 9970 32 984 / Junior Safari : + 243995067406, +243815623135
- OMCT : Delphine Reculeau: + 41 22 809 49 39
- FIDH : Karine Appy / Arthur Manet : + 33 1 43 55 14 12
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), publie ce jour son 14ème rapport annuel sur la situation des défenseurs à l’occasion d’une conférence de presse organisée au siège des Nations Unies (New York). Alors que les révolutions dans le monde arabe en 2011 ont rappelé à la communauté internationale l'urgence de replacer la question des droits de l'Homme au cœur de son agenda politique, la plus grande attention doit être portée aux cris d'alerte lancés par les défenseurs des droits de l’Homme de par le monde et aucun compromis ne doit être fait face au harcèlement qu'ils subissent.
Le rapport et le dossier de presse sont téléchargeables aux liens suivants :
Rapport : http://www.omct.org/files/2011/10/21443/obs_2011_fr_complet.pdf ou
http://www.fidh.org/IMG/pdf/obs_2011_fr-complet.pdf ou
Dossier de presse : http://www.fidh.org/IMG/pdf/dossier_de_presse_vf.pdf ou http://www.omct.org/files/2011/10/21443/fr_dp_obs_2011_final_ldb.pdf
La publication du rapport annuel est un moment phare de l’activité quotidienne de l’Observatoire. Ce rapport détaille le combat que mènent souvent au péril de leur vie les défenseurs des droits de l’Homme dans quelque 70 pays, qu'ils soient militants d'organisations de la société civile, journalistes, syndicalistes, avocats ou simples citoyens « indignés » par l'injustice, l'arbitraire ou l'horreur.
Il souligne l’universalité des revendications portées par le « printemps arabe ». « Partout, le respect des droits de l'Homme a été au cœur des revendications des manifestants, (…) ces groupes ne se fondaient pas sur des questions d’identité, de religion ou de politique culturelle, mais sur les principes inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme (…) », écrivent Stéphane Hessel et Aung San Suu Kyi dans la préface de l'ouvrage.
« Et pourtant », souligne Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH: « Les défenseurs des droits de l'homme sont plus que jamais menacés. Au moment même de la publication de ce rapport, le bain de sang se poursuit en Syrie, en Libye ou au Yémen. En Afrique, au Moyen-Orient, en Europe, en Amérique, en Asie, ils sont harcelés, emprisonnés, parfois torturés ».
« Loin d'être reconnus pour ce qu'ils sont - des acteurs essentiels du changement, garants de l'état de droit, de la liberté et de la paix, les défenseurs subissent au contraire tous les jours la répression de régimes d’autant plus féroces qu’ils ont compris la force et la légitimité de leurs revendications », poursuit Gerald Staberock, Secrétaire général de l'OMCT. « Le présent rapport appelle au renforcement de la protection dont doivent bénéficier tous ceux qui s’engagent en faveur de la défense des droits de l’Homme et de la démocratie », a-t-il conclu.
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme accompagne, suit, et protège les défenseurs en danger tout au long de l’année.
L'Observatoire tient à remercier l’Union européenne pour avoir rendu possible la publication du rapport annuel de l’Observatoire, ainsi que l’Organisation internationale de la Francophonie, la République et Canton de Genève, le ministère des Affaires étrangères norvégien, le ministère des Affaires étrangères finlandais, le ministère des Affaires étrangères et européennes français, l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (SIDA) et la Sigrid Rausing Trust pour leur soutien. Son contenu relève de la seule responsabilité de l’OMCT et la FIDH et ne doit en aucun cas être interprété comme reflétant l’opinion des institutions les soutenant.
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