Communiqué de presse
Tunis (Tunisie), le 15 Février 2018
Quand les personnes qui ont subi des agressions policières, des mauvais traitements ou de la torture s’adressent pour la première fois à nos centres SANAD, nous sommes face à des personnes détruites. « J’ai tout perdu, mon emploi, ma famille, ma vie … » est un des nombreux récits qui figurent dans le Rapport SANAD 2017 « SANAD, sur le chemin de la reconstruction ». Le programme d’assistance directe de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) accompagne plus de 300 victimes et leurs familles à travers une assistance sociale, psychologique, médicale et juridique.
Le rapport porte cette année sur la méthodologie de travail et l’assistance directe que le programme SANAD offre à ses bénéficiaires. L’expérience des quatre dernières années démontre l’importance d’une démarche pluridisciplinaire et complète quant à la reconstruction de la vie des victimes après avoir subi des actes de torture ou de mauvais traitements. A l’heure actuelle, les résultats du travail avec nos bénéficiaires au niveau de l’accompagnement psycho-social sont beaucoup plus tangibles que ceux concernant l’avancement des dossiers juridiques. C’est à travers une approche holistique que la victime de torture et sa famille peut récupérer une nouvelle perspective de vie en faisant de la réhabilitation une mosaïque d’interventions.
« Le mérite de ce rapport est de nous montrer les nombreuses voies complémentaires pour soutenir les victimes de la torture. Il s’adresse aux décideurs politiques, aux institutions étatiques, aux ministères de la Santé et des Affaires sociales, mais aussi aux nombreux autres acteurs du système de santé privé, de l’éducation, et plus largement à nous tous » affirme Gerald Staberock, Secrétaire Général de l’OMCT dans la préface du rapport.
Le rapport relève que la majorité des victimes directes sont des jeunes hommes (87%) entre 18 et 35 ans (62%) tandis que la majorité des victimes indirectes sont des femmes, mères, épouses et soeurs.
La majorité des bénéficiaires du programme SANAD viennent d’un milieu socio-économique vulnérable ayant un emploi précaire ou en chômage (78%).
Contact de presse :
Najla Talbi, Coordinatrice du programme SANAD, OMCT, nt@omct.org,+216 27 137 131.
L’OMCT souhaite exprimer ses remerciements aux bailleurs de fonds du programme SANAD, particulièrement la Confédération suisse, l’Union européenne et le Fonds de contributions volontaires des Nations unies pour les victimes de la torture.
Rapport SANAD 2017
25 pages / 1.91 MB
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