L'OMCT a tenu sa deuxième session de formation dans le cadre de son appui à la société civile libyenne, intitulée «L'enquête et la documentation efficaces sur la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants", du 29 Septembre au 1 Octobre à Tripoli. La session a été organisée en collaboration avec le Groupe Libyen d’Observation des Violations des Droits de l'Homme. Les participants sont venus de toute la Libye et comptaient 18 avocats, un travailleur social et un membre du Parlement.
La formation, composée d'ateliers, de discussions de groupe, de jeux de rôle et d’une visite de prison, a traité du cadre juridique international interdisant la torture et les mauvais traitements et comment créer des dossiers complets afin de faciliter l'accès à la justice pour les victimes, y compris toute la documentation juridique et médicale nécessaire. L'atelier portait également sur un partage d'expériences sur la façon d'interroger les victimes, qui ont subi des actes de torture ou de viol, durant l’élaboration du dossier, ainsi que la façon avec laquelle les avocats devraient aborder le travail sur des cas émotionnellement difficiles afin d'éviter les effets négatifs sur leur propre état émotionnel.
La première session de l'atelier a été dirigée par Alaa Kaoud, un expert en droits de l'homme qui travaille avec la MANUL. Le reste de la formation était dirigé par Samir Zaqout, un expert de la documentation des violations des droits de l'homme et le coordinateur de l'unité du travail sur le terrain de l’organisation Al Mezan Gazan, et Sana Hamze, une experte en santé mentale pour les victimes de la torture et la directrice de l'unité de réhabilitation au Centre Restart au Liban.

Un jour de la formation a été consacré à une séance portant sur les différents types de visites des prisons, comment de telles visites devraient être menées et quelles sont les questions qui devraient être posées aux détenus, aux gardiens et aux autorités pénitentiaires. Cette session a été complétée par une visite de groupe à la prison de Ain Zara à Tripoli, qui détient environ 700 prisonniers. Les participants ont ensuite passé trois heures à la prison pour évaluer les conditions de vie dans l'établissement et pour interviewer les détenus, avec l'aide des formateurs.

Au cours de cette visite, plusieurs participants se sont engagés à fournir une assistance juridique aux détenus de la prison et tous les participants ont exprimé le désir d'être inclus dans le réseau que l'OMCT est entrain de développer qui est composé d'avocats et d'autres membres de la société civile qui se sont engagés à jouer un rôle clé dans la lutte contre la torture en Libye.
L'atelier fait partie d'un effort de deux année de la part de l'OMCT pour accroître l'accès des victimes à la justice, pour créer une capacité spécialisée pour la société civile contre la torture et les mauvais traitements et pour plaider en faveur des réformes anti-torture en Libye. Le projet est mené conjointement avec le Centre International de Réhabilitation pour les Victimes de la Torture et il a été possible de le mener grâce au soutien financier généreux de l'Union Européenne.
Pour plus d’informations veuillez contacter:
Belkis Wille, Human Rights Officer (Moyen Orient et Afrique du Nord) OMCT
bw@omct.org, + 216 22 194 051
OMCT MENA sur Facebook : https://www.facebook.com/WorldOrganisationAgainstTortureInTunis
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