Le Conseil exécutif, son Secrétaire général, les collaborateurs et les amis de l'OMCT sont attristés par le décès d'Olivier Mach, ancien président et ami de toujours de l'organisation.
Nos pensées accompagnent aujourd'hui sa femme Helena, ses trois fils, ses petits-enfants, les membres de sa famille et ses amis les plus proches.
Peu de personnes auront autant marqué l'OMCT qu'Olivier Mach, qui l'a accompagnée durant près de trois décennies. Il croyait fermement au rôle d’une organisation qui se consacre à mettre fin à la torture et à l'aspect unique que lui donne sa nature de réseau mondial SOS-Torture.
Olivier a rejoint l'OMCT à ses débuts et a siégé pendant plus de 20 ans à son Conseil exécutif, en tant que membre puis en tant que président entre 2005 et 2008. Après sa retraite, il est resté étroitement engagé pour notre cause, comme ami, mentor, toujours prêt à donner des conseils, à chercher des solutions pratiques et à partager sa vision - en toute amitié, sans jamais chercher à s’imposer.
Olivier avait compris la nécessité de dénoncer la cruauté afin de mettre fin à la torture dans des situations comme les dictatures militaires d’Amérique Latine, et il avait entrepris de faire comprendre l’action de notre réseau SOS-Torture en donnant la parole aux acteurs locaux. Les messages de solidarité et de condoléances qui nous parviennent d'Amérique latine, du Maghreb, d'Afrique ou d'Asie témoignent de la gratitude des militants de notre réseau pour son engagement.
Olivier Mach incarnait cette Genève fière d'une longue tradition de soutien à la lutte contre l'injustice, contre la torture et la tyrannie dans le monde. L'OMCT représentait à ses yeux précisément une initiative issue de ces valeurs, et il a travaillé sans relâche, à Genève et en Suisse, pour mobiliser des appuis à l'organisation. L'OMCT n'aurait jamais pu connaître le développement qu’elle a connu sans le temps qu’Olivier lui a consacré et sans sa générosité discrète.
Sa mort est une énorme perte. Tous ceux et celles qui, à l’OMCT, l'ont rencontré, ont travaillé ou simplement discuté avec lui gardent le souvenir d'un homme d’une grande intégrité, un homme aux vues claires, en même temps simple et humble dans le meilleur sens de ces termes.
Nous lui devons de continuer notre travail avec toute notre énergie, comme s'il était encore là. Pour qu'il puisse être fier de nous.
Des organisations comme la nôtre ont plus qu'une identité : elles ont une âme. Aujourd'hui, nous avons perdu notre âme sœur. Olivier puisses-tu reposer en paix !
Fait au nom de l'OMCT, de son secrétariat et de tous ses collaborateurs et collaboratrices dans ses bureaux de Genève, Bruxelles et Tunis, ainsi qu’au nom des membres de son Conseil exécutif, de son Assemblée générale, et de tous ses présidents à ce jour.