Cas DZA 020608
Disparition forcée/ Risque de torture
Le Secrétariat international de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) requiert votre intervention urgente dans la situation suivante en Algérie.
Le Secrétariat international de l’OMCT a été informé par une source fiable et par Antenna International, organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, de la disparition forcée de M. Mohamed Ben Missoum, résidant à El Oued et âgé de 30 ans, depuis le 12 mars 2008.
Selon les informations reçues, le 12 mars 2008 vers 19h00, M. Mohamed Ben Missoum est sorti pour se rendre au taxiphone et téléphoner suite à un appel qu’il venait de recevoir. Ne le voyant pas revenir, l’épouse de M. Mohamed Ben Missoum aurait essayé de le joindre sur son portable mais sans succès. Le 15 mars 2008, elle s’est présentée au commissariat de Guemmar pour déclarer la disparition de son mari où les policiers lui auraient répondu ne pas détenir M. Mohamed Ben Missoum. Selon les mêmes informations, trois amis de M. Mohamed Ben Missoum ont été arrêtés à Oued R’hiou, wilaya de Relizane quelques jours avant sa disparition.
La famille de M. Mohamed Ben Missoum n’a pu obtenir d’information sur son sort depuis le 12 mars 2008.
Le Secrétariat international de l’OMCT exprime sa plus vive inquiétude quant à la disparition forcée de M. Mohamed Ben Missoum et aux risques de torture et mauvais traitements encourus de par sa situation. L’OMCT demande aux autorités algériennes de le localiser au plus vite tout en garantissant son intégrité physique et psychologique. L’OMCT rappelle que l’Algérie est partie à la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants qui prohibe la torture et les mauvais traitements. Par ailleurs, l’OMCT prie les autorités algériennes de garantir en toutes circonstances la liberté de leurs ressortissants, en se conformant à l’article 9.1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel l’Algérie est partie, qui stipule que « nul ne peut faire l'objet d'une arrestation ou d'une détention arbitraire ».
Merci d’écrire aux autorités de l’Algérie, afin de leur demander de:
Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de l’Algérie dans vos pays respectifs.
Genève, le 2 juin 2008
Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.