Cas CMR 040107
Arrestation et détention arbitraire/ Mauvais traitements/ Risque de torture
Genève, le 4 janvier 2007
Le Secrétariat international de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) requiert votre intervention urgente dans la situation suivante au Cameroun.
Le Secrétariat international de l’OMCT a été informé par l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT-Littoral), membre du réseau SOS-Torture, de l’arrestation et la détention arbitraire d’environ 50 gardiens de la prison de Kondengui (Prison Centrale de Yaoundé) le 2 janvier 2007.
Selon les informations reçues, suite à une grève entamée le 28 décembre 2006 pour protester contre leurs conditions de travail et de vie, une cinquantaine de gardiens de la prison de Kondengui, parmi lesquels 20 femmes environ, ont été transportés manu militari vers une destination dans un premier temps inconnue.
Selon les mêmes informations, ils seraient détenus au sous-sol du Secrétariat d’Etat à la Défense (SED) à Yaoundé, lieu de détention connu pour sa mauvaise réputation. Les gardiens détenus n’auraient reçu ni à manger ni à boire depuis leur arrestation. Par ailleurs, ils risquent d’être victime d’actes de torture.
A l’heure actuelle, l’OMCT ne possède pas de plus amples informations sur l’identité des gardiens détenus.
Le Secrétariat international de l’OMCT exprime sa plus vive préoccupation quant à l’arrestation et la détention arbitraire des gardiens de la prison de Kondengui. Par ailleurs, l’OMCT s’inquiète des risques de torture liés à leur détention.
L’OMCT rappelle que le Cameroun est partie à la Convention des Nations Unis contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dont l’article 2 prévoit que « l’Etat doit prendre des mesures efficaces pour empêcher la commission d’actes de torture dans tout territoire sous sa juridiction». L’OMCT rappelle également que selon l’article 9 (1) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel le Cameroun est partie, « nul ne peut faire l'objet d'une arrestation ou d'une détention arbitraire».
Merci d’écrire aux autorités du Cameroun, afin de leur demander de :
Prière d’écrire aux représentations diplomatiques de la République du Cameroun dans vos pays respectifs.
Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques du Cameroun dans vos pays respectifs
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Genève, le 4 janvier 2007
Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.
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