Cas COD 061006.1/ COD 061006.1 EE
Suivi du cas COD 061006/ COD 061006.EE
EXACTION ENFANTS
Libération/ Impunité
Genève, le 21 décembre 2006
Le Secrétariat international de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations concernant la situation suivante en République démocratique du Congo (RDC).
Le Secrétariat international de l’OMCT a été informé par l'Association Africaine de Défense des Droits de l'Homme (ASADHO), membre du réseau SOS-Torture, de la libération des 182 adultes qui avaient été arrêtés fin septembre 2006.
Selon les informations reçues, alors que certaines de ces personnes se sont évadées, d’autres ont dû payer des amendes allant de 30$ à 60$. Les autres ont été entendues par des magistrats à Kalambo et N’Gombé pour « troubles à l’ordre public » puis ont été relâchées après paiement d’amende de montants variables.
L’ASADHO a demandé une enquête sur ces évènements devant le Ministère de l’intérieur mais celle-ci n’a pas été diligentée.
Bien que le Secrétariat international de l’OMCT salue la libération des 182 personnes, il condamne le climat d’impunité et demande à ce qu’une enquête exhaustive, indépendante et impartiale soit menée sur ces événements.
L’OMCT avait été informé des arrestations arbitraires de 1456 personnes dont 220 mineurs sur le boulevard du 30 juin dans la commune de la Gombe à Kinshasa depuis le 20 septembre 2006.
Selon les informations reçues, ces personnes vivant dans la rue et communément appelées « Shégués » ont été arrêtées par des éléments de la Police Nationale sur ordre du Gouverneur de la ville de Kinshasa et sont accusées d'avoir créé de l'insécurité dans la ville. Dans la nuit du 20 au 21 septembre, 822 personnes ont été arrêtées, dont 520 hommes, 122 femmes et 180 mineurs parmi lesquels 20 de moins de 5 ans. Depuis cette date, 1456 personnes ont été arrêtées et détenues au cachot de l'Inspection Provinciale de Kinshasa (IPK). Suite aux démarches effectuées par l'UNICEF, les 220 mineurs ont été libérés et ont été confiés à des ONG locales qui s'occupent désormais de leur encadrement. Certains adultes ont quant à eux été libérés après avoir payé des amendes. 182 adultes restaient détenus à l'IPK, tous les mineurs ont été libérés.
D'après les mêmes sources, certains des mineurs arrêtés avaient déjà fait l'objet d'une rafle au mois de février 2006. En effet, 500 personnes « Shégués » avaient été arrêtées car elles étaient accusées par le Gouverneur de la ville de Kinshasa de créer le désordre et l'insécurité. Celles-ci ont été libérées après avoir payé une amende et sans moyens ni soutien sont retournées vivre dans la rue.
Merci d’écrire aux autorités de la République Démocratique du Congo, afin de leur demander de:
Prière d’écrire aux représentations diplomatiques de la République Démocratique du Congo dans vos pays respectifs.
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Genève, le 21 décembre 2006
Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.
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