DJI 300710 / DJI 300710.CC
CAMPAGNES D’URGENCE / EXACTION ENFANTS
Détention arbitraire, y compris de mineurs / Crainte pour l’intégrité physique et psychologique
Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) requiert votre intervention urgente dans la situation suivante à Djibouti.
Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna International, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, de la détention arbitraire de Mme Halima Bil’a (environ 35 ans) et de ses quatre enfants mineurs, Fatouma Mohamed Keiro (F), Bil’a (M), Kalifa (M) et Ali Mohamed Keiro (M), âgés de un à neuf ans, à la prison de Nagade, dont les conditions de détention seraient très mauvaises (notamment une hygiène déplorable).
Selon les informations reçues, le 17 avril 2010, Mme Halima Bil’a et ses quatre enfants ont été arrêtés à Medeho (Mablas), dans le nord du pays, par les forces de sécurité djiboutienne sur ordre du responsable de la Sécurité de la région du Nord de Djibouti. Ils ont été détenus, dans un premier temps, dans un camp de police à Djibouti ville avant d’être transférés, le 5 juin 2010, à la prison de Nagade. Mme Halima Bil’a, détenue conjointement avec ses quatre enfants dans la même cellule, serait très malade (vomissements et diarrhées).
Selon les mêmes informations reçues, à ce jour, Mme Halima Bil’a n’aurait été inculpée d’aucune infraction et elle n’aurait toujours pas eu accès à un avocat. Elle serait uniquement détenue, conjointement avec ses quatre enfants, en raison des activités de son mari, un militant actif du Front pour la Restauration de l’Unité et de la Démocratie (FRUD)[1] recherché par les autorités.
Le Secrétariat International de l’OMCT est gravement préoccupé par la situation de Mme Halima Bil’a et de ses quatre enfants et demande instamment aux autorités compétentes de la République de Djibouti de garantir leur intégrité physique et psychologique en toutes circonstances, conformément aux dispositions des instruments régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par le Djibouti.
L’OMCT rappelle que la Convention relative aux droits de l’enfant, à laquelle la République de Djibouti est partie, stipule à son article 37 b) que les Etats parties veillent à ce que « nul enfant ne soit privé de liberté de façon illégale ou arbitraire. L’arrestation, la détention ou l’emprisonnement d’un enfant doit être en conformité avec la loi, n’être qu’une mesure de dernier ressort, et être d’une durée aussi brève que possible ». De même, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, deux traités auxquels la République de Djibouti est également partie, énoncent que nul ne peut faire l’objet d’une arrestation ou d’une détention arbitraire. Par conséquent, l’OMCT demande aux autorités compétentes de la République de Djibouti de respecter les garanties concernant la liberté de la personne et d’ordonner la libération immédiate, en l’absence de charges légales valables, de Mme Halima Bil’a et de ses quatre enfants.
Merci d’écrire aux autorités de Djibouti, afin de leur demander de:
Prière d’écrire également aux représentations diplomatiques de Djibouti dans vos pays respectifs.
Genève, le 30 juillet 2010
Merci de bien vouloir informer l’OMCT de toutes actions entreprises en indiquant le code de cet appel.
Ultérieurement, lors du premier accord de paix signé en 1994, des anciens membres du FRUD ont fait dissidence et ont crée le parti qui s’appelle FRUD. Ce parti est membre de l’Union pour la Majorité Présidentielle.
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