IRN 220109_FR
Détention arbitraire et au secret/ Risques de torture et autres formes de mauvais traitements/ Crainte pour la sécurité
Le Secrétariat International de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) a reçu de nouvelles informations concernant la situation suivante en Iran.
Le Secrétariat International de l’OMCT a été informé par une source fiable et Antenna International, une organisation membre du réseau SOS-Torture de l’OMCT, de la détention arbitraire et au secret de cinq membres de la communauté Baha’i, à savoir M. Aziz Samandari, Mme. Jinous Sobhani, M. Shahrokh Taef, M. Payam Aghsani et M. Didar Raoufi.
Selon les informations reçues, le 14 janvier 2009, tôt dans la matinée, des agents du Ministère des renseignements iraniens ont arrêté M. Aziz Samandari, Mme. Jinous Sobhani, M. Shahrokh Taef, M. Payam Aghsani et M. Didar Raoufi chez eux, après une fouille des maisons de douze Baha’i (y compris des cinq susmentionnés) à Téhéran. Les agents de sécurité auraient confisqué des ordinateurs portables, des livres et des photographies en lien avec la croyance Baha’i. Les cinq individus seraient tous détenus au secret à la prison d’Evin. Aucune charge n’a été portée à leur encontre mais un membre de famille aurait été informé qu’ils auraient été arrêtés pour « menace à la sécurité intérieure et collaboration avec des pays hostiles ».
Le Secrétariat International de l’OMCT est gravement préoccupé par la détention au secret de M. Aziz Samandari, Mme. Jinous Sobhani, M. Shahrokh Taef, M. Payam Aghsani et M. Didar Raoufi. L’OMCT rappelle que la détention au secret peut faciliter la pratique de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. L’OMCT est également préoccupée par ces détentions qui correspondent à un modèle de persécution et d’arrestations arbitraires de membres de la minorité Baha’i en Iran[1]. Plus de trente Baha’i auraient été arrêtés ces derniers mois, y compris sept dirigeants Baha’i qui seraient en prison depuis plus de sept mois. L’OMCT rappelle à l’Iran que selon l’article 9 1) du Pacte international relatif aux droits civils et politiques « nul ne peut faire l'objet d'une arrestation ou d'une détention arbitraire ».
Merci d’écrire aux autorités iraniennes, afin de leur demander de:
Prière d’écrire aux représentations diplomatiques de l’Iran dans vos pays respectifs.
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Genève, le 22 janvier 2009
Veuillez nous informer de toute action entreprise en citant le code de cet appel dans votre réponse.
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