
La violence contre les femmes et les filles est un fléau mondial. Le Burundi est cependant l'un des endroits où la vie et la dignité des femmes semblent ne pas peser lourd. La violence domestique est endémique. Un grand nombre d'agressions sexuelles sont enregistrées chaque semaine, y compris contre des petites filles ou des grand-mères.
Le viol est aussi autre chose: une arme politique qui refait surface à chaque crise au Burundi. C’est un outil employé pour punir ceux qui osent s’opposer au pouvoir en place. Les corps d'épouses, de mères et de filles deviennent un champ de bataille où les policiers et les membres de la milice imbonerakure humilient et déshumanisent les ennemis. Les hommes perçus comme appartenant à l'opposition subissent le même sort, même si cela reste largement un sujet tabou.
Les récits que nous partagerons au cours des prochains jours, pendant que le monde commémore les 16 jours d’activisme des Nations Unies contre la violence basée sur le genre, sont celles de femmes et d’un homme burundais ciblés lors des troubles politiques de 2015. Elles et lui se sont réfugiés dans la sous-région. Aujourd’hui, tous les quatre ont accepté de raconter l’indicible, car ils espèrent que justice sera rendue.
Les membres du Mouvement des femmes et des filles pour la paix et la sécurité au Burundi (MFFPS), un groupe de défenseures des droits de la femme qui sont aussi des professionnelles en exil, font de leur mieux pour aider ces survivant-e-s et les soutenir sur le chemin ardu de la quête de justice. L'OMCT est à leurs côtés.
Anésie, une tragédie familiale
Fidèle, les hommes aussi sont la cible de violences sexuelles
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