Les policiers harcelaient régulièrement Delia et lui disaient qu'ils observaient chacun de ses faits et gestes. Un jour, alors qu’elle se rendait dans un autre quartier de Bujumbura, la capitale, pour visiter sa sœur, une camionnette de police l’a interceptée. Elle connaissait de vue deux des policiers. Ils lui ont dit qu’ils la cherchaient depuis un bout de temps et qu’elle méritait « d’être punie ». Ils l'ont battue jusqu'à ce qu'elle perde connaissance. Puis ils l'ont violée.
Peu de temps après, elle aussi a fui le pays. Elle vit maintenant parmi d'autres réfugiés burundais, avec sa petite-fille de trois ans et ses deux fils. Comme tous les survivants à qui nous avons parlé, elle a choisi de témoigner, de manière anonyme, dans l'espoir que cela puisse conduire à ce que justice soit rendue.
*Nom d’emprunt
*** Plus d’information sur les survivant-e-s de viol au Burundi
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